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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 13:28

 

 

Amélioration, fiabilisation, cela me semblait trop "prétentieux" , même optimisation me semble manquer de modestie, alors disons "adaptation à nos goüts, habitudes, marottes d'un trawler standard."

J'avais bien pensé utiliser un nouveau mot "hauturisation"...

Je vais développer ci après au fil des semaines, mois , ann... non non pitié pas années !! , les adaptations que nous allons effectuer sur ce nouveau compagnon de route.

Il y aura quelques sous ensembles par exemple :

- Sécurité : étanchéité, stabilité, solidité...

- Confort : isolation, chauffage,

- Simplification/Fiabilisation

- ...

Et des ... sous ensembles dans les sous ensembles :-).

Je mettrai tout à la suite dans ce même "article".

Le commencement cela a été près de 3 mois de nettoyage pour la totalité du bateau plus un mois pour la salle des machines et les réservoirs gasoil (la pire partie !!)

Depuis les choses les plus simples par exemple nettoyage des coussins :-)

                                Début de nettoyage circulaire pour voir...

Puis nettoyages des  fonds par exemple ceux du coqueron avant et après

 

Agréable surprise les fonds sont bien moins endommagés que nous ne le craignions, quelques très, très rares cratères de 1 à 1,5 mm de profondeur.

Et ce uniquement dans la zone du coqueron et cabine arrière.

Puis il y a eu le plus en...nuyeux : les réservoirs gasoils  avec leurs fonds de boue d'eau et bactéries

Beurk !!

 

 

OUF on en voit le bout !

 

Le nettoyage des réservoirs a fait passer le décrassage de l'émulsion eau/huile qui stagnait aux alentours des lignes d'arbres et sous les toilettes de la cabine "équipage"pour une douce sinécure

Sous toilettes arrière

 

Sortie du tube d'étambot après avoir déjà pas mal "écrémé" :-)

 

Sous lignes d'arbres après nettoyage

 

Sous l’entrée des toilettes arrière

 

Par pitié pour les courageux qui ont le courage de lire ma prose je leur épargnerai les commentaires et les photos de ce que nous avons dû retirer (environ 500 litres) et nettoyer entre les réservoirs eaux grises et eaux noires qui avaient débordés !!!

L'avantage d'un grand nettoyage c'est que l'on peut ce faire une idée précise de l'état de la tôle (pour l'intérieur ! ), des connections, câblage  , cela permet de tout vérifier au fur et à mesure du nettoyage ... seul inconvénient on raye une ligne  par exemple "nettoyage coqueron" et l'on en rajoute 10 ou 20  !!

Nous avons sorti les chaînes d'ancres pour les vérifier, les marquer et nettoyer les puits aux chaînes

Mais cela s'est traduit par le rajout de

- changer les boulons de fixation guindeau, rondelles plus larges , goussets supplémentaires, caillebotis plastique en fond de puits, remplacer la manille par une étalingure etc etc ...Et si j'étais pinailleur... qui a dit : "tu l'es !" ? Donc si j'étais pinailleur ET riche, malgré mon "amour" pour les mouillages en bonnes grosses chaînes je changerais nos 240m de chaîne de 14 mm par du 12 mm en grade 70, là nous serions gagnants sur deux tableaux : 312 kgs d'économisés quasiment dans l'étrave et à 1m au dessus de la flottaison tout en passant de 10T de résistance à la rupture à 15T8 ! (suivant les fournisseurs pour d'autres c'est 12T54 à 16T13)  Mais nous serions lourdement perdants du coté du ... portefeuille :-( Dommage .!

D'un autre coté comme nous avons remplacé la petite CQR 60 livres qui était à tribord par une FOB HP de 120 kgs il va bien falloir que j'économise du poids quelque part dans ce secteur. Il y avait aussi une Rocna 120 kgs à vendre mais son prix 5 fois supérieur à celui de la FOB  ne garantissait pas une tenue 5 fois supérieure :-) (d'après la dizaine d'essais comparatifs que j'ai consulté )

Point positif les puits aux chaines sont des coffres en alu indépendants de la coque

 

Remplacé par une étalingure par ce que la même un bon Opinel ... ça ne le fait pas :-)

 

 

Autre avantage indéniable : cela nous donne une idée très précise du maillage de la structure et la c'est réellement parfait, structure logique et dense. (Approuvée/contrôlée par Véritas) l'espacement entre les membrures en T varie entre 500 et 600 mm, celui des lisses n'est jamais supérieur à 280 mm . Certaines de ces lisses en plat sont remplacées, par exemple au milieu de la muraille, par des T de même section que les membrures l'on pourrait appeler ces lisses des préceintes de part le rôle de renfort qu'elles jouent .

Certains couples sont de plus forte section dans des zones "stratégiques", l'on pourrait les qualifier de porques (si l'on était pas trop à cheval sur ce qu'étaient réellement les porques) .

Chaque jonction barrot/membrure, lisse/membrure, lisse/cloison etc est faite dans les règles de l'art, rien à dire, des rayons là où il en fallait : parfait.

Exemple de jonction barrot/membrure

Les soudures, tout au moins pour toutes celles que j'ai pu voir sont elles aussi bien faites : bien fondues, régulières, pas de surépaisseur, de cordon "bombé" ou  "collé" sur les bords (elles aussi ont été contrôlées par Véritas comme d'ailleurs les certifications des soudeurs) et cela quelque soit leur type  : à plat, angle intérieur, angle extérieur, montante, plafond... là aussi RAS.

Pour la coque ma "paranoïa" m'aurait sans doute fait préférer par exemple de la tôle de 10 mm là où elle est en 8mm.                                                                         Mais comme la structure est particulièrement dense et bien réalisée l'ensemble est solide. D'autant plus qu'il a été préféré l’alliage  "Sealium" là où je n'aurais mis que du classique 5083 ou 5086,  comme ce Sealium est présenté comme ayant (après soudure) une résistance élastique de 145 (et 225 avant soudure) pour respectivement 95(95) pour le 5086 H111, 125 (125)pour le 5083H111 je peux me consoler en espérant que les chiffres d'Almet sont exacts :-)

Seul autre point de la coque qui me déplait : les gouvernails sont en acier et non profilés, ils seront remplacés par des safrans en alu profilés.                                    Pour cela il faudra réaléser les bagues des tubes de jaumière afin de pouvoir passer des mèches en alu d'un diamètre suffisant.

         

 

Parmi les travaux important il y aura le pont en teck que nous allons totalement retirer.                                                                                                                     

Je trouve qu'un pont en teck sur un bateau métallique est une erreur car on a toujours, un jour ou l'autre, la surprise de ce qui s'est passé dessous.

Donc nous retirons tout ce teck qui à part un  peu plus d'isolation l'hiver n'apporte, de mon  point de vue, aucun autre avantage. Cela fera environ 680kgs de gagné. 680 kgs se trouvant en moyenne à 2 mètres au dessus de la flottaison ce n'est pas négligeable sur une courbe de stabilité...

680 kgs de teck + 312kgs de chaine (si nous gagnions au loto )+120 kgs de ...portique !

Oui la suppression du portique est envisagée, nous aimons les bateaux le plus simple et le moins haut possible (là on ne l'a pas bien choisi ... mais ceux qui suivent savent pourquoi !) donc nous avons déjà crayonné plusieurs possibilités, depuis le simple raccourcissement du portique à sa suppression totale ainsi que tout ce qui est sur le pont supérieur (non je n’écrirai pas le fly... quoique c'est fait !) Je vous colle quelques exemples ci dessous :

Allongé et coupe sombre sur tout ce qui se trouvait à l'étage, le préféré de ma femme !
Juste rallongé jusqu'à la plateforme actuelle et le portique juste "raccourci"

                                                                                                            

               

Sans rien changer, ni hauteur portique, ni profondeur aileron, ni rallongé sous plateforme

                                                           

Bien sur si nous nous laissions aller au délire maximum il pourrait finir par ressembler à çà :

 

Je vais vous mettre quelques photos de la première partie du pont "libérée"de son teck.

L'arrachage de ce teck n'a pas été si dur que ce que les mauvaises langues nous l'avaient prédit. Certes c'est long comme travail mais rien de bien compliqué.

La manière qui nous a semblé la plus simple ne nécessite que l'emploi de :marteau, burin, pieds de biche, un tournevis solide et de gros cutters bien solides.

L'on décolle un peu une latte puis pendant que l'un de nous fait levier avec pieds de biche et burin, l'autre force le cutter entre latte et aluminium pour couper le mastic. Suivant les endroits du pont et les produits utilisé lors du collage ou du recollage cela va de très facile à récalcitrant :-) .

Pas de mauvaises surprises dessous ! Ouf c'était un peu notre crainte mais comme ce bateau a très peu naviguer avant qu'on l'achète il n'a pas eu l'occasion de stocker du sel sous les lattes qui étaient mal collées. Donc pour les 20 m2 décollés peut être 7/8 attaques de 1cm2.

Après le teck il faut gratter le mastic

 

 

La phase suivante ce sera un sablage,  peut être juste un sablage sable/eau avec une Karcher puis primaire époxy, sous couche époxy et finition polyuréthane avec un anti dérapant rustique sans doute du corindon . Il faudra trouver le juste compromis entre le trop fin qui se lave facilement mais sur lequel le chien glisse et le trop gros sur lequel le chien ne glisse pas, même lorsqu'il y a une gelée blanche sur le pont ...mais qui est bien plus dur à nettoyer et qui s'arrache plus facilement au fil des années.

Malheureusement le choix de la taille du sable n'est plus fait en fonction de notre chien...

Après 600 kgs de bois en moins voilà l'aspect "rustique" de la plage avant, tout le reste doit être fait sur le même modèle

Ce qui est un peu "frustrant" avec la majorité des travaux que nous effectuons... c'est qu'ils ne se voient pas.

Hormis le teck retiré du pont, le reste n'a aucun impact sur l'aspect du bateau à tel point qu'il semble même en plus mauvais état que lors de son achat !!

La peinture étant la dernière chose que nous envisageons de faire son look a tendance à faire tristounet.

Lorsque l'on refait un câblage, que l'on change des petits "cerflex" fragiles et rouillés par de bon colliers à tourillon, que l'on nettoie la cale moteur les réservoirs, que l'on change des flexibles de gasoil ou hydraulique, que l'on ajoute des répartiteurs pour qu'enfin les alternateurs puissent AUSSI charger les batteries servitude, que l'on rajoute un jeu de batteries, ou que l'on "simplifie" (pour être gentil !!) le câblage des batteries... etc etc et bien cela ne se voit pas :-(

Avant, vielles cosses cassées pour certaines, boulons pour relier en parrallèles avec les cables en plein milieu risque de contacts entre eux ou avec le couvercle ...

 

 

 

Après , même si c'est avec des cosses basique, qu'il reste le cablage des chargeurs à refaire et qu'il me manquait de la gaine :-)

 

 

Par contre lorsque l'on sort un des générateurs de 20kw  pour le remplacer par un plus raisonnable 9kw...c'est sur cela se remarque, cela crée l'animation, je soupçonne même certains d'avoir engagé des paris : 5 contre 1 que cela va se casser la gueule :-).

C'est vrai faute de grue j'avais fait un montage à la "Dubout" ... Mais il a tenu !

Donc coté groupe cela se précise...ben oui je travaille pas vite !

Mais comme, même un groupe plus petit, cela nous déplaît de le faire tourner nous avons fait le "forcing" coté panneaux solaire.

En plus des 2x100 watts que vous pouvez apercevoir sur la photo ci dessus et qui vont être attribué au maintient de la charge des batteries moteurs, il y a 1x100 watts pour le maintient des batteries des groupes électrogènes et 4x300 watts pour les batteries servitudes...

Donc à priori tant que le soleil brillera nous ne devrions pas avoir de problème d'ampères, enfin en restant toujours raisonnables coté consommation.

 

Premier clandestin à bord !

 

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commentaires

Shana 12/08/2019 16:01

Très bel article, très intéressant. Je reviendrai me poser chez vous. N'hésitez pas à visiter mon univers (lien sur pseudo). A bientôt.